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  Quels troubles sexuels ?
  Complexité
  Diversité et intrication
Diversité et intrication des troubles sexuels

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Le trouble sexuel, de très loin le plus médiatisé et le mieux connu est le dysfonctionnement érectile. Ce dysfonctionnement peut exceptionnellement se faire par excès (priapisme) et beaucoup plus fréquemment par défaut (insuffisance érectile quantitative et / ou qualitative). Pourtant, il n'est pas le plus fréquent des troubles sexuels.
L'étude nationale réalisée en 1993 sur le comportement sexuel des Français a ainsi montré que les troubles de l'éjaculation étaient beaucoup plus fréquents, suivis des troubles du désir et du plaisir.

   
Fréquence des troubles sexuels chez l'homme (Source : Etude ACSF 1993) :

Insuffisance érectile   19%
Troubles de l'éjaculation   85%
     trop rapide 58%  
     trop lente ou absente 27%  
Troubles du "plaisir"   33%
     insuffisant ou absent 19%  
     orgasme absent 14%  

Ces résultats ne sont guère étonnants, car l'érection ne résume pas à elle seule la fonction sexuelle de l'homme.
Celle-ci intègre en effet quatre paramètres :
    l'érection,
    l'éjaculation,
    le désir (ou libido),
    l'orgasme.
Avoir des troubles de l'érection ne signifie nullement être stérile, ni ne plus avoir de désir, de plaisir ou d'éjaculation. La réalité est qu'une bonne érection (en quantité et en qualité) est une condition nécessaire mais non suffisante à une sexualité masculine satisfaisante, qui implique également l'absence de troubles de l'éjaculation, de l'orgasme et du désir sexuel. Il est important de rechercher systématiquement ces différents troubles, car ils sont souvent intriqués dans la réalité quotidienne.
   
Une enquête menée chez 1000 hommes > 18 ans (source : étude Upjohn / Sofres 1994) a montré que le trouble érectile coexistait avec :
    une baisse du désir (dans 36% des cas),
    une éjaculation précoce (dans 21% des cas),
    des problèmes d'orgasme (dans 11% des cas).
   
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