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Plusieurs enquêtes épidémiologiques
(visant à étudier certaines caractéristiques
de la maladie dans un groupe d'individus) ont montré
l'existence de liens entre les maladies de la prostate
et les troubles sexuels. En effet :
L'âge habituel de survenue des troubles sexuels
et des troubles prostatiques est identique.
Si la cinquantaine est l'âge habituel où
débute le dysfonctionnement érectile (DE),
elle est aussi celui où les hommes découvrent
qu'ils ont une glande mystérieuse, " la
prostate " qui leur fait peur (qu'il s'agisse d'hypertrophie
bénigne ou de cancer).
La prévalence
et l'incidence
:
-
des troubles sexuels (notamment le dysfonctionnement
érectile),
-
de l'hypertrophie bénigne de la prostate
-
du cancer de la prostate
sont élevées à partir de 50 ans
et augmentent significativement avec l'âge
(principal facteur prédictif de survenue de ces
trois pathologies).
Néanmoins, ces trois pathologies peuvent cohabiter
sans avoir forcément une relation de cause à
effet. Cette prévalence explique par exemple,
qu'avant tout traitement, près d'un tiers des
hommes ayant un cancer de prostate a aussi un dysfonctionnement
érectile.
De succroît, le dysfonctionnement érectile
est également favorisé par la présence
de maladies chroniques aussi diverses et répandues
que le diabète, les maladies cardiovasculaires,
la dépression... et / ou par leurs traitements
(parmi lesquels les traitements des maladies prostatiques).
Somme toute, l'homme, après cinquante ans, est
une cible privilégiée pour les pathologies
prostatiques et sexuelles avec une fréquence
et une sévérité qui augmentent
parallèlement et significativement avec l'âge.
Ces données épidémiologiques montrent
tout l'intérêt pour ces trois pathologies
:
d'une prise en charge précoce,
d'une information adaptée,
d'une politique de prévention.
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