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  Pathologies
Généralités
  Introduction
  Origines des troubles sexuels
  Pathologies non cancéreuses

HBP
  Un facteur de risque indépendant
  Traitements médicamenteux
  Traitements chirurgicaux

Prostatite
  Description

Cancer de la prostate
  Introduction
  Origine iatrogène prédominante
  Conséquences sexuelles
  Mécanismes
  Prévention / Traitements
  Informer = Optimiser
  Facteurs prédictifs
  Dialogue médecin - patient
Introduction

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A la différence des pathologies prostatiques non cancéreuses, le cancer de prostate est beaucoup plus nocif pour la sexualité, puisque toutes les fonctions sexuelles peuvent être plus ou moins sévèrement lésées. Mais, à la différence de l'HBP symptomatique ou de la prostatite, le traitement est beaucoup plus en cause que les symptômes du cancer dans la genèse des troubles sexuels.
En 20 ans, l'approche du cancer de prostate s'est considérablement modifiée. Il est devenu le premier cancer de l'homme en France en raison du vieillissement de la population et de la diffusion d'un outil diagnostique simple (le dosage sanguin de PSA) qui a permis sa détection précoce. La majorité des cancers de prostate sont ainsi découverts à un stade précoce localisé à la prostate, c'est-à-dire, sans symptôme particulier, et susceptibles d'être guéris. Les progrès thérapeutiques ont mis en avant la nécessité d'une information adaptée et partagée afin de respecter l'objectif thérapeutique, tout en préservant au mieux la qualité de vie. En pratique, la politique de dépistage actuelle est responsable d'une découverte croissante de cancer de la prostate chez des hommes de 50 à 75 ans ayant une espérance de vie supérieure à 10 ans, c'est-à-dire des hommes qui ont souvent une vie sexuelle active et peu ou pas de troubles urinaires sévères.

   
Age de la prostatectomie radicale en France :

< 60 ans 50%
60-69 ans 37%
70-79 ans 14%

(enquête 2001 du Comité de cancérologie de l'Association Française d'Urologie)
   
Le cancer de prostate localisé concerne ainsi une majorité de seniors peu ou non symptomatiques qui vivent en couple. Leur demande légitime de guérir de leur cancer, si possible sans séquelles, implique d'aborder systématiquement leur vie sexuelle et les conséquences potentielles des différents traitements sur la sexualité, sans aller au-delà de la demande. Quoique, comme pour l'HBP, l'urologue ou l'oncologue doivent aborder le problème de la sexualité.
La pratique quotidienne montre que :
    la proportion d'hommes atteints d'un cancer de la prostate et ayant un trouble sexuel avant tout traitement est importante et croît avec l'âge, ce qui minimise le problème sexuel,
    pour la quasi totalité, la priorité immédiate est le cancer, qu'ils aient ou non une activité sexuelle,
    par contre, le problème sexuel revient souvent au premier plan après le traitement initial.
   
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