La nanomédecine pour le traitement du cancer de la prostate

Jan 12, 2016 par

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Le cancer de la prostate reste le cancer le plus fréquent chez l’homme (22,8% des cancers masculins) devant le cancer du poumon et le cancer du colon, et la troisième cause de décès par cancer chez l’Homme. En 2012, l’Institut National du Cancer estimait à 56840 le nombre de nouveaux cas enregistrés. Grâce au dépistage et au progrès de la prise en charge, le taux de survie à cinq ans atteint 84%.

La biotech française Nanobiotix, spécialisée dans le développement de nanomédicaments, va démarrer son premier essai clinique aux Etats-Unis, pour le traitement du cancer de la prostate. Ce premier essai vise à tester l’efficacité d’une nanomolécule, le NBTXR3, chez des patients atteints d’un cancer de la prostate avec des risques modérés ou élevés de rechutes.

Comment fonctionnent les nanomédicaments ?

Les nanomédicaments, sont des médicaments dont la taille est comparable à celle d’un virus (entre 80-200 nm ; 1 nanomètre= 10-9 mètre). Pour analogie, si le virus de la grippe avait la taille d’un poing, la cellule à infecter aurait la taille de la tour Montparnasse!

Le nanomédicament se compose de deux éléments : un médicament et un vecteur. Le vecteur est une « navette » qui délivrera  le médicament dans un site précis de  l’organisme, ici, au site de la tumeur.
L’avantage des nanomédicaments est qu’ils atteignent, de manière très ciblée, les cellules du tissu malade sans endommager les cellules des tissus sains autour. Cette propriété leur confère un grand bénéfice sur les médicaments utilisés en chimiothérapie qui ciblent les cellules tumorales, mais atteignent et détruisent également les cellules saines.

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Un nouvel essai clinique

L’essai clinique mis en place par la biotech française visera à évaluer la sécurité et l’efficacité du NBTXR3, une nanomolécule qui agit comme amplificateur local des rayons de radiothérapie.
Utilisé dans le cadre d’un traitement par radiothérapie, le NBTXR3 devrait être absorbé par les cellules cancéreuses uniquement et augmenter, localement, la dose de radiation reçue par chaque cellule cancéreuse. Ce procédé permet ainsi de cibler très précisément les cellules cancéreuses primaires sans atteindre les cellules saines autour et ainsi limiter les effets secondaires dus à la radiothérapie. L’objectif étant de détruire l’ensemble des cellules tumorales et barrer la voie au développement des métastases chez ces patients à risques.

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Sources :
Les cancers en France, Institut National du Cancer, édition 2014
Les nanotechnologies, INSERM, consulté le 12 janvier 2016

Pierre

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