Selon la situation, le médecin
a recours à trois classes de médicaments
:

les alpha-bloquants
Ils sont rapidement actifs.
Ils agissent en diminuant le tonus des fibres musculaires
lisses présentes dans la prostate, ce qui permet
de diminuer la pression de l'
adénome
sur l'
urètre
prostatique et donc de diminuer les signes urinaires.
Les effets secondaires possibles sont surtout liés
à la baisse de la tension artérielle et
se manifestent par des sensations " vertigineuses
". Présents surtout en début de traitement,
ces effets secondaires sont minimisés par une
prise du médicament en fin de journée
(avant le coucher).

les inhibiteurs de la 5 alpha-réductase
Ils sont actifs de façon plus lente.
Ils agissent en diminuant le volume de la prostate.
Ils sont principalement utilisés en cas de grosse
prostate (visualisée à l'
échographie).
Leur principaux effets secondaires sont des troubles
sexuels : diminution de la libido, impuissance, diminution
du volume de l'éjaculat, augmentation du volume
des seins.

la phytothérapie (extraits de plantes)
Ces médicaments d'origine végétale
auraient un effet décongestif et antoiœdémateux
sur la prostate. Il existerait peu de contre-indications
à leur utilisation et les études auraient
montré une bonne tolérance. Toutefois,
avec ces produits naturels l’amélioration
du résidu post-mictionnel, de la puissance du
jet urinaire ou encore du débit maximal est rarement
observée, c’est-à-dire reste non-significative.
Plusieurs plantes sont utilisées, certaines depuis
longtemps, dans la prise en charge des symptômes
urinaires liés à l’HBP, c’est
le cas du palmier nain Serenoa repens B et le prunier
d’Afrique. La racine d’ortie (Urtica dioica)
et l’Epilobe (Epilobium sp).
Avant de prendre un traitement phytorapique, demandez
l'avis préalable de votre médecin et prenez
conseil auprès de votre pharmacien quant aux
modalités de prises.